La semaine dernière, nos grands ont rapporté de l'école un petit virus; toux, nez qui coule, yeux collés, un peu maussades mais sans plus. Puis jeudi, comme Renaud ne se levait toujours pas après quatre heures de sieste en après-midi, je suis allée le voir, pour le retrouver dans un bien mauvais état. Il était visiblement bouillant de fièvre, respirait très rapidement, et était très très très mollo... Quelques tylenols plus tard, il était pas mal mieux. Dans ces situations, je me demande toujours si je dois attendre ou me rendre aux urgences immédiatement, on dirait que je perds tous mes moyens. Et c'est encore plus vrai quand il s'agit d'un tout-petit, qui ne peut pas vraiment nous indiquer l'ampleur du bobo, ce qui m'inquiète au plus haut point!
Comme Renaud avait toussé un peu dans les jours précédant la fièvre, on avait commencé à lui administrer ses pompes, comme nous l'avait suggéré le pédiatre, suite à son hospitalisation le mois passé pour une difficulté respiratoire. J'ai attendu le retour de mon homme pour qu'il évalue avec moi la gravité de son état, puis le trouvant pas si pire, et vu qu'il répondait bien au tylenol, nous avons décidé de poursuivre les pompes et voir comment la nuit se déroulerait. Il a bien dormi malgré tout, et le lendemain matin, malgré la fièvre qui ne cessait pas sans médication, il était stable. C'est encore une fois après la sieste de l'après-midi, qu'il ne semblait pas bien du tout. C'est surtout sa respiration qui m'inquiétait, car elle était très rapide et saccadée. J'ai donc téléphoné Info-Santé, et suivant leurs conseils, je suis partie vers l'hôpital avec mon bonhomme. La respiration ne devait pas dépasser 30 par minute, et pour Renaud elle était environ de 60 par minute, et ce, malgré l'usage de ses pompes...
Dans des moments comme ceux-là, je me trouve bien loin de l'hôpital, 20 minutes de route qui me semblent interminables tellement j'ai peur qu'il suffoque en cours de route. Arrivée là-bas, par chance, on ne niaise pas avec son cas. En peu de temps il avait vu le médecin, passait des radiographies pulmonaires et recevait ses premiers traitements d'inhalothérapie. Il a pris un peu de mieux, et moi j'ai déstressé un peu de le savoir au bon endroit et entre bonnes mains, je me sentais un peu moins impuissante. Par chance, ma mère est venue m'y rejoindre, afin de l'accompagner aux radiographies, puisque je ne peux peux entrer dans la salle enceinte. Et elle a été d'une grande aide aussi pour trimbaler Renaud d'un bord à l'autre de l'hôpital dans ses bras. Avec ses 35 livres, le stock et l'oubli de la poussette tellement je suis partie vite de la maison, je ne sais pas comment j'aurais fait sinon!
Diagnostic: pneumonie à droite...
C'est pourquoi il faisait autant de fièvre, et aussi pourquoi sa respiration était aussi difficile malgré l'usage des pompes. Il fût hospitalisé ce soir-là, au moins le temps que les antibiotiques fassent effet et que son état s'améliore. Ah! En un mois et demi, c'est la deuxième fois qu'il est hospitalisé, je n'avais jamais connu ça avec les deux autres. Nous sommes montés à notre chambre, et les infirmières de la pédiatrie ont vite reconnu leur beau petit blond bouclé. Peu de temps après, le taux d'oxygène dans le sang de Renaud a encore diminué, ils ont dû lui installer un dispositif nasal, afin qu'il reçoive de l'oxygène. La nuit n'a pas été de tout repos, et le lendemain matin, mon petit homme n'était guère mieux.
Pendant ce temps, à la maison, mon homme s'organisait avec les deux plus vieux, qui étaient en journée pédagogique. Mes parents les ont pris en charge quand il est parti travailler. Ma journée entre les quatre murs de ma chambre d'hôpital, à bercer mon petit, lire des histoires et à écouter Arthur l'Aventurier m'a parue tellement longue! Comme il était toujours branché, je ne pouvais pas vraiment sortir de là, et je me suis vite fait à l'idée que nous n'aurions pas notre congé ce jour-là non plus... J'ai eu de l'aide de mon amie qui est infirmière, et de ma famille pour les repas, par chance! C'est plutôt mal pensé, mais en pédiatrie, les enfants sont nourris, mais pas les mamans! Je dois donc aller me chercher un repas à la cafétéria, sur un autre étage, mais comment faire?! Je n'ose pas laisser mon petit amour seul, même pour 10 minutes!!! Et comme je ne suis pas non plus seule dans mon corps, aucunement question que je saute ou que je repousse un repas, j'avais bien trop faim.
Le soir venu, Renaud reprenait du mieux. La fièvre avait lâché, la respiration devenait mieux, et il mangeait un peu, mais avait encore besoin d'oxygène. La deuxième nuit a été plus reposante. Après la visite du pédiatre, nous avons eu hier midi notre congé, mais temporaire. Ce qui veut dire qu'ils gardaient notre chambre jusqu'à ce matin, en cas de détérioration suite au retour à la maison. Les antibiotiques faisaient leur effet, mais sa respiration n'était pas encore parfaite. Finalement, il ne va qu'en s'améliorant, donc je pense bien que nous sommes sur la bonne voie. Du moins je l'espère...
Tout ce que je souhaite maintenant, c'est que notre prochaine "visite" à l'hôpital ne sera pas avant mars, pour l'accouchement! Pauvre petit bébé, maman lui aura fait vivre deux journées pas très reposantes... mais par chance qu'il est encore dans mon ventre, si j'avais eu un mini-pou à allaiter en plus de tout ce casse-tête, ç'aurait été encore pire!...


7 commentaires:
Pauvre Renaud! J'espère qu'il va toujours mieux. Ton récit m'a fait réfléchir à la chance que nous avons d'avoir des enfants en bonne santé. Tes deux jours en pédiatrie m'ont semblé bien long, immagine ceux qui y reste des semaines ou des mois!
Je vous envois, à tous les deux, une bonne dose de courage et de repos. Bonne chance!
Wï: Merci...
Effectivement, on est très chanceux d'avoir des enfants en santé, une pneumonie ce n'est quand-même pas un cancer... Mais tout de même, les minutes sont interminables à regarder son enfant respirer et en attendant que ça aille mieux. Sans compter l'angoisse du temps qui passe avant de savoir ce qu'il a vraiment...Deux jours et j'aurais pu virer folle, chapeau aux petites mamans au chevet de leur amour pendant des mois! (Remarque que je n'aurais pas pu ne pas être là auprès de lui non plus, j'aurais encore plus viré dingue...! Parce que, semble-t'il nous ne sommes pas obligées de rester, ils nous le demandent en arrivant si on veut cohabiter avec notre enfant)
Je ne suis pas encore tout à fait sans craintes, mais nous le surveillons de près et on se croise les doigts pour que la vie "d'avant" reprenne au plus vite!
Pauvre petit loup. C'est tellement triste de voir nos enfants malades. Pauvre petite maman aussi.
C'est vrai que nous sommes assez chanceux de ne pas vivre ces moments d'angoisse plus que quelques heures par année à comparer ces parents qui passent des mois au chevet de leur enfant sans savoir si ce dernier s'en sortira.
En tout cas, je vous envoie des ondes positives et je pense à vous. Bon courage!
Que ça doit être stressant pour les parents, j'espère que Renaud prendra du mieux.
Toutes mes pensées vers vous pour que Petit homme reprenne du mieux. Ouf! Et que tu puisse prendre du repos après toutes ces angoisses.
Une mésaventure virulente dont vous vous seriez bien passés... pauvre Renaud, j'espère de tout coeur qu'il prend du mieux. Câlins -xx-
Un gros merci à toutes pour vos pensées...
Renaud prend du mieux, l'inquiétude diminue tranquillement, ouf!
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